Rare vase japonisant de Charlotte Chauchet-Guilleré pour Primavera, France (entre 1914 et 1925)..Japonisme celadon vase by Charlotte Chauchet-Guilleré for Primavera, France (ca. 1914-25)
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Charlotte Chauchet-Guilleré (1878-1964) (décoratrice) pour Primavera, Atelier d'art du Printemps (éditeur)
Atelier de Sainte-Radegonde
Rare Vase japonisant
Grès à décor émaillé céladon à rehauts blancs figurant des nuages tempétueux évoquant le motif traditionel Karakusa (唐草)
Cachet Primavera sous couverte (malheureusement peu visible sur photos)
Sainte-Radegonde (Tours), France
Entre 1914 et 1925
※ Ce Attention Chef-d’œuvre muséal dont une variante illustre la fameuse lettre à l'amateur de céramique de René Guilleré publiée en 1924 est un condensé de la profonde transformation que les arts du Japon provoquent en Occident. D'obédience nippo-coréenne, l'inspiration de ce magnifique grès céladon unit le meilleurs des effets de surface coréens de la dynastie Goryeo et la poétique plastique des nuages chère aux écoles nippones d'estampes.
Cette œuvre est présentée dans Je est un autre, le Japon Imaginal [S'orienter, Acte 4] quatrième et dernier acte de notre cycle d'expositions en ligne S'orienter, un cycle sur le japonisme et ses vies
Bibliographie
Deux modèles très similaires reproduits in Lettre à l'amateur de Céramique, Guilleré, Paris, 1924, pp. 10 et 16.
Augustin David, Jean-Louis Gaillemin, Céramiques de l'Atelier Primavera 1912-1960, Éd. Le Passage, Paris, 2015.
Alain-René Hardy, Gérard Tatin, Primavera, l'Atelier d'art du Printemps, 1912-1972, Èd. Faton / Vingtième Plus, Paris, 2014.
Primavera, l'éclosion de la céramique moderne, Galerie Anne-Sophie Duval, Paris, 2013.
Dimensions
H 25,5 cm
Condition
Parfait état
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Charlotte Chauchet-Guilleré (1878-1964) (decorator) for Primavera, Atelier d'art du Printemps
Workshop of Sainte-Radegonde
Rare Japanese style vase
Stoneware with celadon glaze decoration and cloudy white highlights evoking Karakusa (唐草) traditional tpattern
Inspired by Japanese and Korean Stoneware pottery
Primavera stamp under glaze
Sainte-Radegonde (Tours), France
Between 1914 & 1925
※ This museum-quality masterpiece — a variant of which illustrates René Guilleré’s famous 1924 lettre à l'amateur de céramique—epitomizes the profound transformation Japanese art sparked in the West. Drawing on both Japanese and Korean influences, the inspiration behind this magnificent celadon stoneware combines the finest decorative surface effects of the Korean Goryeo dynasty with the poetic rendering of clouds cherished by Japanese printmaking schools.
This work is presented in I is another, Imaginal Japan [Orienting oneself, Act 4], fourth and last act of our online exhibition cycle Orienting oneself: a series on Japonisme and its lives
Bibliography
Two similar Model in Lettre à l'amateur de Céramique, R. Guilleré, Paris, 1923, pp. 10 et 16.
Augustin David, Jean-Louis Gaillemin, Céramiques de l'Atelier Primavera 1912-1960, Éd. Le Passage, Paris, 2015.
Alain-René Hardy, Gérard Tatin, Primavera, l'Atelier d'art du Printemps, 1912-1972, Èd. Faton / Vingtième Plus, Paris, 2014.
Primavera, l'éclosion de la céramique moderne, Galerie Anne-Sophie Duval, Paris, 2013
Dimensions
H 25,5 cm
Condition
Perfect condition
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Ce vase extraordinaire -tout en délicatesse et en mesure- déploie ses diaphanes effets sur une forme emblèmatique de la production de Primavera. Nous sommes encore dans les débuts d'un projet grandiose de réunion des arts, l'atelier Primavera s'équipe d'un atelier pour mener à bien recherche et production sur d'ambitieux projets autonomes. L'écrin sera la renommée manufacture de Gustave Asch à Sainte-Radegonde, faubourg de Tours. Asch est décédé en 1911 et laisse un atelier aux moyens importants et affutés. Primavera s'approprie donc un espace de travail rêvé où peuvent être façonnés les modèles dessinés à Paris et terrain d'expérimentation pour les créateurs qui y œuvrent telle Paule Petitjean (1895-1989) présente sur place ou Charlotte Chauchet à Paris. Le directeur technique sera René Buthaud dont la renommée n'est déjà plus à faire.
Si la forme de notre vase est déjà utilisée par Primavera dès 1914-1915 il faudra attendre la riche influence de René Buthaud et de ses trésors dans l'art des craquelés pour qu'apparaissent ces modèles singuliers.
Dès son arrivée, Buthaud partage son savoir en matière d'émaillage et inaugure pour Primavera une période très faste où la beauté des formes dispute à la grandeur des effets de surface. Notre vase est sur ce terrain un chef-d'œuvre: guidé par une suave influence nippo-coréenne, il déploie un motif de ciel nuagé stylisé baignant avec vigueur et mouvement dans un fond céladon craquelé gourmand comme un glaçage pâtissier. L'oxyde de fer prend des reflets conjugués de beige, de vert d'eau, qui révèlent la délicatesse du mouvement et de la technique apportée par un Maître es-matière.
Contrairement aux idées reçues, Buthaud ne livre lui-même aucun modèle. Il ne tourne pas à Sainte-Radegonde mais offre aux équipes parisiennes sa culture, son acuité et le champ entier de son savoir-faire technique
Sans pouvoir être jamais rattaché à une manière précise, le sublime vase est comme tout enveloppé d'une aura japoniste. La délicatesse des teintes, l'entrelacement du motif dans le fond, le souffle des nuages tempétueux forment autant de détails merveilleux où s'accroche la rencontre fructueuse entre orient et occident où s'entrecroisent japon, Corée et une pincée d'un néoclassicisme si européen.
Pièce rare, notre vase est un témoin exemplaire des mariages heureux que Primavera sut faire éclore en résonance aux enjeux si particuliers de cette époque qui savait encore combien est fausse l'alternative entre progrès et mémoire.
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