Sculptural pichet grès de Mireille & Noël Dailler à Blanot, France (vers 1970-75)..Monumental sculptural stoneware pitcher from the Blanot pottery, Noël and Mireille Dailler, France (circa 1970-75)
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Mireille & Noël Dailler (né.es en 1939) - Poterie de Blanot (1963-2025)
Remarquable et imposant pichet formant sculpture
Grès à décor d'émaux en superposition en camaïeu de gris et noir et décor scarifié au peigne
Rehauts de coulures volontaires et traces digitées
Blanot
Bourgogne, France
Vers 1970-75
Cette œuvre est présentée dans Lâcher prise, la voie du geste [S'orienter, Acte 2] deuxième acte de notre cycle d'expositions en ligne S'orienter, un cycle sur le japonisme et ses vies
※ Entre 1963 et encore récemment, Mireille et Noël Dailler œuvrèrent dans le village de Blanot dans le Haut-Mâconais signant sobrement du seul nom de leur village. Leur travail aussi exigeant que virtuose laisse la part belle aux jeux de la cuisson, il développent leur recettes qui font de leurs pièces des œuvres immédiatement identifiables. Ils s'agit aujourd'hui d'avoir pour eux les égards nécessaire pour apprécier un geste libéré de la contingence productiviste au profit d'une vitalité plus consciente. Leur travail de tournage est très enlevé et dresse une solide et synthétique silhouette que l'on croirait vivante. Le modelé est vif, franc et le jeu des grattages et de des émaux viennent souligner la grâce de la forme pour en magnifier le dessin.
Si rien dans leur approche n'est explicitement japoniste, leur liberté et leur exigence disent beaucoup de l'influence qu'eut sur eux la figure de Hamada et l'enthousiasmante pensée qu'il drainait.
Dimensions
H 32 x L 19 cm environ
Condition
Excellent état, minimes traces d'usage
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Mireille & Noël Dailler (born in 1939) - Poterie de Blanot (1963-2025)
Remarkable huge jug / pitcher forming a sculpture
Stoneware with superimposed glaze decoration in a grey camaïeu and comb-scarred decoration
Highlights of deliberate drips and finger marks
Blanot
Bourgogne, France
Circa 1970-75
This work is presented in Letting go, the path of gesture [Orienting oneself, Act 2], second act of our online exhibition cycle Orienting oneself: a series on Japonisme and its lives
※ From 1963 until recently, Mireille and Noël Dailler worked in the village of Blanot in the Haut-Mâcon region, signing their pieces simply with the village name. Their work, as demanding as it is virtuosic, gives pride of place to the interplay of firing techniques. They developed their own methods, making their pieces instantly recognizable. These potters, too often forgotten, deserve the recognition and appreciation of a craft freed from the constraints of mass production, embracing a more conscious vitality. Their wheel-throwing is remarkably dynamic, creating a solid and synthetic form that seems almost alive. The modeling is vibrant and direct, and the interplay of scraping and glazes underscores the grace of the form, magnifying its design. While nothing in their approach is explicitly Japonist, their freedom and exacting standards speak volumes about the influence of Hamada and the inspiring philosophy he embodied.
Dimensions
H 32 x W 19 cm
Condition
Excellent condition, tiny wears
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Ce monumental pichet est un superbe exemple du renouveau qui anima le grès français entre l'après-guerre et les années 1980.
À la Borne ou vers Saint-Amand-en-Puisaye puis partout où cela est valable, la génération -guidée par Leach en Angleterre, Hamada au Japon, Joulia ou Kjaersgaard plus près de nous- imagine un travail fondé sur le sens du geste manuel, le respect du matériau et une posture novatrice mais éminemment respectueuse des traditions qui lui ont permis d'éclore. Les potiers d'alors forment une avant-garde révolutionnaire qui anticipe des enjeux que la céramique contemporaine se pose encore. Mireille et Noël Dailler s'installent dans le village de Blanot dans le Haut-Mâconais en 1963. Ils décident de signer sobrement du seul nom du village. Leur travail aussi exigeant que virtuose laisse la part belle aux jeux de la cuisson, il développent leur recettes qui font de leurs pièces des œuvres immédiatement identifiables. Potiers trop oubliés, ils s'agit aujourd'hui d'avoir pour eux les égards nécessaire à apprécier un geste libéré de la contingence productiviste au profit d'une vitalité plus consciente. Grâce à eux l'imagerie séculaire et la poterie d'art portant son usage renaît à la lumière et manifeste sa posture moderne. Le travail de tournage est très enlevé et dresse une solide et synthétique silhouette que l'on croirait vivante. Le modelé est vif, franc et le jeu des grattages et de l'émail de cendre vient souligner la grâce de la forme pour en magnifier le dessin.
