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Ancien Suiseki, yamagata‑ishi, pierre‑montagne, Japon (XIXe siècle)..Old Suiseki, mingei yamagata‑ishi montain stone, Japan (19th century)

Ancien Suiseki, yamagata‑ishi, pierre‑montagne, Japon (XIXe siècle)..Old Suiseki, mingei yamagata‑ishi montain stone, Japan (19th century)
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Travail japonais

Grand et ancien Suiseki, de type yamagata-ishi (pierre-montagne)
Pierre sélectionnée et montée sur socle
Patine d'usage
Daiza sculpté à la gouge (support sculpté) en bois noirci

Pièce unique

Japon,
Fin d'époque Edo / début ère Meiji

Dimensions
H 39 x L 14,5  cm

Condition
Très bon état, usures d'usage (trace de colle à la base)

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Japanese work

Large and ancient Suiseki, of yamagata-ishi type (stone-mountain)
Selected stone mounted
Patina of use
Daiza (carved base) in blackened wood

Japan,
Late Edo period / early Meiji era

Unique piece

Dimensions
H 39 x W 14,5  cm

Condition
Very good condition, normal wear, glu traces on the base

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Cet ensemble est présentée dans le cadre de l'exposition en ligne Le chant du monde, métamorphoses du vrai, deuxième chapitre de notre cycle Forme(s) simple(s).


« Je parle de pierres qui ont toujours couché dehors ou qui dorment dans leur gîte et la nuit des filons. Elles n'intéressent ni l'archéologue ni l'artiste ni le diamantaire. Personne n'en fit des palais, des statues, des bijoux; ou des digues, des remparts, des tombeaux.
Je parle des pierres que rien n'altéra jamais que la violence des sévices tectoniques et la lente usure qui commença avec le temps, avec elles. Je parle des gemmes avant la taille, des pépites avant la fonte, du gel profond des cristaux avant l'intervention du lapidaire.
Je parle des pierres plus âgées que la vie et qui demeurent après elle sur les planètes refroidies, quand elle eut la fortune d'y éclore. Je parle des pierres qui n'ont même pas à attendre la mort et qui n'ont rien à faire que laisser glisser sur leur surface le sable , l'averse ou le ressac, la tempête, le temps. »
Roger Caillois

Ce superbe suiseki est une parfaite illustration de ce qui se trouve au cœur de ce deuxième chapitre. Ce que nous pouvons percevoir ici comme art est une simple pierre soclée. Simple pierre mais pas n'importe laquelle.
Son exposition comme telle est le fruit du regard humain qui pour magnifier la pierre, orienter sa perception la monte sur un précieux petit socle de bois parfaitement ajusté.
Cette pierre est en réalité une idée. L'idée d'un paysage. Le suiseki (littéralement pierre travaillée par l'eau) est un art japonais relatif aux pierres de forme particulière, ses collectionneurs recherchent les pierres dont la forme ou le graphisme évoque un animal, une figure humaine, un paysage ou simplement une belle forme abstraite qui devient alors outil de contemplation pour nous susurrer quelque chose de « cette convergence entre la recherche de la connaissance et le sentiment de la beauté du monde » comme le dit Augustin Berque. « un bon suiseki a le pouvoir de représenter aux yeux de l’homme, sur quelques centimètres, la terre entière et le cosmos » dit autrement Matsuura Arishige.

Au degré zéro de la transformation, le fortuit s’expose ici comme l'art combiné de la nature et de l'intention. La seule conscience d'une beauté simple de la pierre suffit à en faire une œuvre, la beauté est d'abord dans le regard et la sûreté du coup d’œil, n'est ni plus ni moins organique que la délectation du gourmet, il y a autour des deux jouissances le même flou, le même silence de la raison.
 Dans la compréhension de la beauté, bien plus que la perception intellectuelle, c'est l'intuition qui est proche de l'essence.
Le discernement intellectuel est moins essentiel à la compréhension de la beauté que l'intuition qui le précède car celui qui ne fait que savoir, sans voir, ne comprend pas le mystère. Dans la tradition shintoïste, les kami peuvent résider en tout élément de la nature : un torrent, un bel arbre (bonsaï) ou une pierre étrange. Le suiseki est un art dont les premières traces remontent au VIe siècle : l'impératrice Suiko reçoit un paysage de pierres miniatures de la cour impériale chinoise. Pendant cette première période, le suiseki est de style chinois, aux pierres souvent colorées, abstraites, très érodées. Le suiseki devient un objet symbolique, tant pour les bouddhistes que pour les taoïstes et les shintoïstes. Entre le treizième et le quatorzième siècle, on assiste à une évolution importante de l'esthétique au Japon : l'influence du bouddhisme zen laisse alors la part belle aux pierres simples, cailloux épurées et sombres. Au quatorzième siècle, l'empereur Go-Daigo, grand collectionneur de suiseki, possédait une pierre remarquable exposée actuellement au musée Tokugawa de Nagoya : « le pont flottant des rêves », Yume no Ukihashi.
Durant la période Muromachi, l’ascétisme des moines zen influencèrent fortement les classes dirigeantes japonaises. Le chef de guerre Oda Nobunaga (1534-1582), par exemple, qui renversa le shogun Ashikaga, était connu pour être un grand amateur à la fois de jardins secs et de suiseki. On dit qu’il a envoyé un suiseki nommé « pin des montagnes éternel » (sue no matsuyama), ainsi qu’un délicat bol à thé, en échange de la forteresse de Ishiyama (en lieu et place de l’actuel château d’Osaka), en 1580.
Sen no Rikyu (1522-1591) le célèbre maître de thé du seizième siècle, grand amateur de suiseki, fut probablement à l’origine de la tradition consistant à placer une pierre simple et discrète dans l'alcôve traditionnelle des pavillons de thé. Cette pierre était placée au centre de cette alcôve, sous une estampe ou une calligraphie. Cette tradition a perduré jusqu'à aujourd'hui.
Au début de l’ère Meiji (1868-1912), l’art du suiseki tomba temporairement dans l’oubli. La disparition de la puissante caste des nobles et des samouraï déclina et la classe des commerçants se tourna vers d’autres arts. Ce n’est que dans les années 1950-1960 que l’art du suiseki refit son apparition.


 

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