Vase tokkuri en grès de Jean Garillon à Soufflenheim, France (vers 1920)..Nice tokkuri gourd-shaped stoneware vase by Jean Garillon in Soufflenheim, France (circa 1920)
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Echinger & Cie, Ernest Jean Xavier Elchinger dit Jean Garillon (1898-1981)
Vase / tokkuri
Forme coloquinte, forme dite hyotan utilisée pour les verseuses à saké tokkuri
Grès à couverte mate vert amande / vert d'eau nuagé sur base jaune
Signature au cachet "France Echinger & Cie" sous la base
Jean Garillon, de son vrai nom Ernest Jean Xavier Elchinger, était le neveu de Léon Elchinger. Il débuta probablement sa formation à partir de 1919 au sein de l'entreprise de son oncle. Au début des années vingt, il ouvre son propre atelier à Soufflenheim, rue de la Gare, dont la raison sociale était « Elchinger et Cie » ». En 1926, il épouse Marie-Louise Garillon et vers 1928, il commence à utiliser le nom de jeune fille de sa femme à la fois comme pseudonyme et comme marque, avant de faire déposer cette dernière en 1930. Il quitte probablement l’Alsace vers 1940 et s'installe à Saint-Cloud en 1943, où il continue une production céramique jusque vers 1960.
Soufflenheim, Alsace, France
Vers 1920
Cette œuvre est présentée dans Acte 1: Mimèsis, rejouer un répertoire premier acte de notre cycle d'expositions en lignes S'orienter, un cycle sur le japonisme et ses vies
※ Voici un bel exemple d'hybridation féconde qui à sa façon raconte l'histoire. Il est à la fois un bel exemple de la continuité et de l'expansion du Japonisme dans l'entre-deux guerres mais aussi une œuvre précoce de l’artiste alsacien Ernest Elchinger dit Jean Garillon qui œuvrait à Soufflenheim. Dans cette petit merveille, Garillon rejoue non seulement les sources japonaises découvertes quelques décennies auparavant lors de l'ouverture forcée du Japon mais aussi la relecture primordiale qu'en fit Jean Carriès lui-même. D'un geste articulé à la tradition alsacienne pourtant radicalement autre, Garillon réactive la beauté du grès nippon. Sa forme est celle d'une verseuse à sake tokkuri, sa terre est auréolée d'un simple jus d'émail mat d'un étonnant vert amande qui lui sied merveilleusement et maintient l'équilibre et la fraîcheur d'une forme si usitée à l'autre bout du monde tout en conservant la vigueur spécifique à la scène artistique qu'il anime dans la jeune Alsace nouvellement redevenue française.
Bibliographie
Voir in in La céramique de Soufflenheim, cent cinquante ans de production en Alsace 1800-1950, L'inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Patrimoine d'Alsace, Collectif, Éditions lieux-dits, 2003
Pour mesurer ce rapprochement, regardez des formes similaires dans la Collection du MET Museum de New-York
Pour en savoir plus sur la mouvance et les suites de la mouvance de Jean Carriès redécouvrez le focus en ligne Après Carriès, penser autrement dont le livret est à découvrir ici.
Dimensions
H 11,5 cm
Condition
Excellent état - traces anciennes d'écriture au crayon à papier qui peuvent être enlevées très facilement (nous avons souhaiter les laisser dans un souci documentaire car elles semblent liées à un archivage)
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Echinger & Cie, Ernest Jean Xavier Elchinger a.k.a Jean Garillon (1898-1981)
Vase / Tokkuri
Gourd-shaped, also known as hyotan, used in Japan for tokkuri sake pitchers
Stoneware with a matte almond green/cloudy seafoam glaze on a yellow base
Signed with the stamp "France Echinger & Cie" under the base
Jean Garillon, whose real name was Ernest Jean Xavier Elchinger, was the nephew of Léon Elchinger. He likely began his training in 1919 within his uncle's company. In the early 1920s, he opened his own workshop in Soufflenheim, on Rue de la Gare, under the name "Elchinger et Cie." In 1926, he married Marie-Louise Garillon, and around 1928, he began using his wife's maiden name both as a pseudonym and as a brand, before registering the latter in 1930. He likely left Alsace around 1940 and settled in Saint-Cloud in 1943, where he continued ceramic production until around 1960.
Soufflenheim, Alsace, France
Circa 1920
This work is presented in Mimesis, replaying a repertoire [Orienting oneself, Act 1], the first act of our online exhibition cycle Orienting oneself: a series on Japonisme and its lives
※ Here is a beautiful example of fruitful hybridization that, in its own way, tells a story. It is both a fine example of the continuity and expansion of Japonisme in the interwar period and also an early work by the Alsatian artist Ernest Elchinger, known as Jean Garillon, who worked in Soufflenheim. In this little marvel, Garillon not only revisits the Japanese sources he discovered a few decades earlier during the forced opening of Japan, but also the fundamental reinterpretation of them by Jean Carriès himself. With a gesture articulated to the Alsatian tradition, yet radically different, Garillon reactivates the beauty of Japanese stoneware. His clay is haloed with a simple wash of matte glaze in a striking almond green that suits it wonderfully and maintains the balance and freshness of a form so common on the other side of the world, while preserving the specific vigor of the artistic scene he enlivened in the young Alsace, newly returned to France.
Bibliography
See in La céramique de Soufflenheim, cent cinquante ans de production en Alsace 1800-1950, L'inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Patrimoine d'Alsace, Collectif, Éditions lieux-dits, 2003
To appreciate this echo, see the similar shapes in the collection of the Metropolitan Museum of Art in New York
To know more about the Post-Carriès movement have a look to our article Après Carriès, penser autrement.
Dimensions
H 11,5 cm
Condition
Excellent condition - old traces of writing in pencil which can be perfectly removed very easily (we wanted to leave them for documentary purposes as they seem to be related to archiving)
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